Charnières OBE : pourquoi l’Allemagne compte encore dans la lunetterie italienne

Une monture tient grâce à une petite pièce de métal que l’on ne voit presque jamais, logée dans l’acétate à la jonction de la branche et de la face. C’est la charnière, et de sa qualité dépend en grande partie la façon dont la lunette vieillit.

En bref

  • La charnière est la pièce qui décide de la façon dont une monture vieillit : la tenue des branches, la fermeture, la sensation après des années d’usage.
  • OBE, fondée en 1904 à Ispringen, près de Pforzheim, en Allemagne, fabrique les charnières qui équipent chaque monture Berenford.
  • OBE est spécialisée dans les charnières et les composants métalliques pour la lunetterie, depuis plus d’un siècle.
  • Une bonne charnière se fait oublier : les branches s’ouvrent et se ferment de la même façon, jour après jour.
  • Chaque Berenford bénéficie d’une garantie de deux ans contre les défauts de fabrication et de matière, charnière comprise.

Une charnière travaille plus que toute autre pièce d’une monture. À chaque ouverture, à chaque fermeture, chaque fois que les lunettes sont relevées dans les cheveux, l’effort passe par quelques millimètres de métal. Quand une charnière est mal faite, l’axe prend du jeu, les branches se désaxent et la monture ne respecte plus la géométrie pour laquelle elle a été taillée.

Qui fabrique la charnière ?

À Ispringen, près de Pforzheim, dans le sud-ouest de l’Allemagne, se trouve une entreprise fondée en 1904 : OBE. Depuis plus d’un siècle, elle fabrique des charnières et des composants métalliques pour la lunetterie. Ce sont ses charnières que Berenford choisit pour chacune de ses montures. Logées dans l’acétate Mazzucchelli par les mains italiennes qui façonnent la monture, elles unissent la métallurgie allemande au savoir-faire italien.

Le résultat se sent plus qu’il ne se voit. La monture s’ouvre d’un mouvement souple et régulier et se referme avec une certitude tranquille, sans jamais cliqueter.

Pourquoi la charnière compte-t-elle chaque matin ?

Les lunettes de soleil mènent une vie rude. On les replie et on les glisse dans un sac. On les ouvre d’une main en commandant au barista un second cortado. On les laisse tomber sur une table de restaurant, on les remonte sur la tête, on les accroche au col. Une charnière fragile trahit une monture en une saison. Une grande charnière se fait oublier, ce qui est le plus bel éloge que puisse recevoir un objet du quotidien.

Telle est la mission de la charnière OBE sur chaque monture Berenford : servir tous les jours, sans jamais se faire remarquer.

La garantie

Chaque modèle Berenford est réalisé en édition limitée à 100 exemplaires, et chaque monture bénéficie d’une garantie de deux ans contre les défauts de fabrication et de matière, charnière comprise. La charnière compte à nos yeux parce qu’elle décide de la façon dont une monture vieillit : une branche qui s’affaisse, un mouvement qui prend du jeu, une fermeture fatiguée. Nous avons choisi OBE pour que cette question se pose le plus tard possible.

Une petite histoire allemande dans une monture italienne

Ce n’est pas le détail le plus photogénique. Vous le verrez rarement dans un éditorial. Mais chaque monture Berenford réunit deux longues traditions : l’acétate Mazzucchelli de Castiglione Olona, où l’entreprise est à l’œuvre depuis 1849, et les charnières OBE d’Ispringen, près de Pforzheim, d’une entreprise fondée en 1904. La monture que vous portez au déjeuner à Saint-Tropez les abrite toutes deux, en silence.

Pour en juger par vous-même, ouvrez et refermez la Sofia Portofino, monture œil-de-chat, ou la Françoise Blue Paris, monture carrée. Chaque modèle est doté d’une charnière OBE ; c’est le mouvement dont on se souvient.

La Rédaction, Berenford