Les lunettes de soleil au cinéma : brève histoire du style à l’écran

C’est le cinéma qui a façonné l’idée moderne des lunettes de soleil. Ni l’optique, ni l’aviation : l’écran. Dès les années 1930, la monture sombre est devenue un personnage à part entière, et les codes fixés alors n’ont guère changé depuis.

En bref

  • Le cinéma a fait des lunettes de soleil, simple protection des yeux, un langage du caractère et de l’aisance.
  • La silhouette Riviera, monture sombre et lin clair, a été fixée à l’écran dans les années 1950 et n’a jamais vieilli.
  • La monture de course est devenue le raccourci du sang-froid à grande vitesse.
  • L’œil-de-chat a défini un glamour féminin qui traverse encore la mode aujourd’hui.
  • Berenford s’inscrit dans cette lignée : la Gatsby, la Sofia, l’univers Le Mans.

La silhouette Riviera

Au milieu des années 1950, Hollywood a débarqué sur la Côte d’Azur, et les films tournés le long de ses routes de corniche ont fixé ce que l’on appelle encore le look Riviera : une monture sombre, du lin clair, des chaussures bateau à semelle blanche, une montre portée un peu lâche. Soixante-dix ans plus tard, la géométrie n’a pas pris une ride. La Gatsby Vintage Turtle lui répond.

La monture de course

Dans les films de course et les photographies de paddock de la fin des années 1960 et du début des années 1970, les lunettes de soleil sont entrées dans l’équipement du pilote : l’allure d’un professionnel qui garde son calme à grande vitesse. C’est une monture qui appartient à la voie des stands et à la route ouverte. Chez Berenford, cet esprit prend la forme d’un aviateur, le modèle Le Mans, au cœur de l’univers Le Mans.

L’œil-de-chat au féminin

Des années 1950 au début des années 1960, l’œil-de-chat est devenu à l’écran le raccourci du glamour féminin, un code si durable que ses variations n’ont cessé de traverser la mode depuis. Il rehausse le visage et parachève une allure sans un mot. La Sofia en est l’héritière.

La photographie mondaine

Les photographes mondains des années 1950 aux années 1970, à Capri, à Acapulco et à St. Moritz, ont tranché la question de ce que l’on portait dans les meilleurs hôtels. Leurs sujets portaient rarement quoi que ce soit de tapageur. Ils portaient de l’acétate taillé pour le visage, en écaille, en vert sombre ou en miel. La monture se fondait dans l’allure. Cet effacement est tout l’enjeu.

La lignée chez Berenford

Nous ne copions pas ces montures. Nous avons étudié la géométrie qui faisait leur justesse, et nous créons de nouvelles pièces dans cette lignée. La Gatsby Vintage Turtle adoucit la ligne de sourcil Riviera pour un visage d’aujourd’hui. La Sofia réinterprète l’œil-de-chat d’un trait contemporain. Le modèle Le Mans répond à l’aviateur de course, avec des verres bleu clair, vert clair ou miroir or. Tous trois sont taillés dans l’acétate Mazzucchelli, équipés de charnières allemandes OBE et de verres Zeiss, et réalisés en édition limitée à 100 exemplaires. La Gatsby et la Sofia appartiennent à The Icons ; toute la gamme est réunie dans The Collection.

Le cinéma a toujours su à quoi servaient vraiment les lunettes de soleil : non pas aux yeux, mais au personnage. Nous les dessinons en conséquence.